• Pays : Mali
  • Estimation de la taille du projet : 2 960 tCO2e/an ; période de crédit : 20 ans
  • Porteur de projet soumettant la NIP : INTERCOOPERATION
  • Contacts : Célestin Dembélé, Herman Mulder
  • Courriels : celest@icsahel.org, delegue@icsahel.org
  • Site(s) internet : www.dicsahel.org

Description du projet :

[Sur la base du Document Descriptif de Projet de mai 2010]

Le projet intervient dans deux cercles du Mali, Koutiala et Tominian, dans des zones dont la pluviométrie est entre 700 et 900mm par an. Les champs sont généralement cultivés en permanence depuis plus de 30 ans et les jachères sont rares. Dans cette zone qui est la plus frappée par la crise cotonnière, les familles sont prêtes à saisir une opportunité qui leur rapporte des revenus durables nécessaires à l’équilibre de leur exploitation.

La plantation du Jatropha en haies vives fournit une opportunité de rente financière par la production des graines qui servent comme matière première pour le biodiesel et autres produits, en demandant peu d’entretien. Au niveau technologique, le pressage et l’utilisation de l’huile sont des opérations relativement simples.

La plantation du Jatropha en ligne dans le système agraire du vieux bassin cotonnier permettra de réduire la vulnérabilité des petites exploitations agricoles face à la crise cotonnière et aux changements climatiques. Elle s’inscrit également dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables notamment par la production et l’utilisation de biodiesel de haute qualité dans les unités d’électrification rurale et les moulins à grains.

Le projet comporte deux phases dont seulement la première vise à générer des crédits de carbone actuellement. La première phase consiste à reboiser les terres arables dégradées avec la plante de Jatropha curcas ; la deuxième phase consiste à remplacer le combustible fossile par du biodiesel.  
 
La première phase consiste à faire promouvoir une sylviculture communautaire et familiale basée sur la plantation de jatropha en ligne en haies vives ainsi que dans les champs et jachères à l’intérieur des terres arables dégradées. Il est prévu comme objectif 1 000 000 plants (équivalent de 1 000 ha) dans 44 villages. Cette biomasse séquestrera une quantité de carbone d’environ 3 700 tCO2e par an.
 
Différentes activités seront réalisées dans le cadre de cette phase : l’identification des producteurs et la création d’une coopérative ; l’identification des semences et l’installation de pépinières ; la préparation du sol ; la plantation et le suivi après plantation.

La phase deux consiste à passer du combustible fossile au biodiesel par la récolte et l’extraction des graines et le filtrage de l’huile de jatropha pour son utilisation dans les moteurs qui fonctionnent actuellement au carburant fossile.
 
La vision globale est donc la plantation du jatropha, ensuite de produire l’huile de jatropha pour l’utilisation comme source d’énergie dans les unités d’électrification rurale et les moulins à grains. Ainsi, le projet produira et utilisera le biodiesel localement comme un moyen pour stimuler les revenus, en réduisant les dépenses pour une énergie acheminée depuis l’extérieur de la zone.
 
Tandis que les deux phases prévues sont complémentaires, elles servent aussi comme projets indépendants dont chacun est viable en tant que tel. Chaque phase sert à générer des revenus supplémentaires pour les ménages qui participent, notamment des revenus par la vente des graines de jatropha, la génération des crédits de carbone et la production des produits supplémentaires comme des tourteaux.  
 
Les acteurs sur le terrain sont des exploitations agricoles familiales dont les membres se retrouvent dans des associations d’agriculteurs ou d’éleveurs. Ces associations ou coopératives sont les vrais porteurs du projet.
 
Le Document Descriptif de Projet actuel concerne seulement la première phase.

 
 
 

 

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