La transformation du bambou de Madagascar en écomatériaux de construction tels que : toles ondulées en bambou, panneaux BMB, solives, parquets, poutres en lamellé-collé, et tous articles et sous produits permettant de produire un habitat social intégré à l’économie mais aussi à la culture malgache.
Jusqu’à ce jour le bambou est rarement utilisé (quelques micro-entreprises fabriquent du mobilier pour l’exportation). Le bambou n’est pas traité correctement, et de ce fait n’est pas considéré comme un matériau acceptable pour la construction. L’INBAR (International Bamboo and Rattan Organization) dispose d’un programme de transfert de technologies qui se base sur des expériences vécues et sur vingt ans de recherche et d’industrie aujourd’hui parfaitement cohérentes, rentables et adaptées aux pays en voie de développement : les débouchés sont innombrables : matériaux de construction, énergie (charbon de bambou), alternative de traitement des eaux et ingrédients actifs pour la cosmétique.
A ce jour il n’y a aucune législation sur les méthodes de sylviculture du bambou dans le pays, par contre l’INBAR, la FAO ainsi que la Forest Stewardship Council ont des méthodologies reconnues. Madagascar est membre de l’INBAR, je suis affilié à l’INBAR, ait bénéficié des transferts de technologies dans le programme TOTEM, et nous sommes ainsi garants de pouvoir travailler avec le ministère des eaux et forêts sur les mêmes sources technologiques. Promouvoir la sylviculture du bambou, c’est lutter efficacement contre les cultures sur brulis, contre toutes les formes de déforestation ; le système racinaire du bambou en fait un excellent rétenteur des sols, luttant ainsi contre le lessivage des sols ; l’utilisation du charbon de bambou change aussi les habitudes des malgaches qui trouveront un produit meilleur marché et abandonneront progressivement l’utilisation de charbon d’essences en voie de disparition.
Pour l’instant, nous traitons le bambou acheté aux coupeur locaux et le transformons en tole ondulée. Mais nous souhaiterions passer à la sylviculture du bambou puisque la demande va grandissante. Le gouvernement est disposé à travers une charte à permettre cette revalorisation de la ressourc bambou, créatrice d’emploi, mais aussi, d’un programme spécifique qui permet aux employés de l’entreprise de suivre notre programme de formation à l’autoconstruction de leur propre logement avec le bambou collecté, suivant les instructions de notre architecte sociale.
La technologie de transformation est couremment utilisée en Chine et en Inde : le bambou est d’abord traité contre les insectes, puis fendu en fines lamelles qui sont alors tressées manuellement, enduites de colle et passées dans une presse hydraulique à chaud qui débite des toles ondulées aux caractéristiques techniques et économiques plaçant le produit en avance de la concurrence.