Contexte :
Les villages de Kimayala et Nkondo, totalisant 1 570 habitants en 2007 sur environ 3 200 hectares, vivent principalement de cultures vivrières, cultures maraîchères et fruitières, et de coupes de bois pour le charbon de bois (« la braise »). Ils vivent dans une grande pauvreté, du fait de l’insuffisance des productions agricoles, due d’une part à l’utilisation de semences produites sur place et non renouvelées depuis plus de vingt ans, et d’autre part à la perte de fertilité des sols consécutive au déboisement. Le couvert forestier est à l’heure actuelle de l’ordre de 15 % de la superficie, mais se dégrade rapidement sous l’effet des coupes de bois pour la braise.
Objectif général :
Enclencher un processus de développement durable des terroirs de Kimayala et Nkondo.
Objectifs spécifiques :
- accroître la production et la productivité vivrière en multipliant des semences sélectionnées, à planter sur 204 hectares, et en développant des systèmes de fertilisation biologique des sols ;
- développer sur 641 hectares des plantations fruitières et forestières organisées en plusieurs cycles d’exploitation et d’investissement à moyen et long terme :
• arbres fruitiers 119 hectares ;
• essences à croissance rapide pour la braise (acacia) : 190 hectares, rotation 10 ans ;
• essences à croissance rapide pour le bois d’œuvre (teck, pin) : 86 hectares, rotation 12 ans ;
• bois précieux (wenge, kambala, lifaki, limba) : 246 hectares, rotation 25 ans.
- mettre en place des systèmes d’exploitation durable des produits forestiers autres que le bois ;
- protéger les plantations contre les feux de brousse ;
- mettre en défense 280 hectares de forêts notamment en amont et autour des sources.